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Position de la CDUS sur l’accès en master scientifique

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Nous soutenons que l’obtention d’une licence scientifique doit pouvoir permettre de continuer à donner l’accès de droit aux masters scientifiques du même champ disciplinaire. Par ailleurs, la CDUS souligne que le principe selon lequel les licences doivent conduire non seulement à une poursuite en master mais aussi à une insertion immédiate dans le monde socio économique, reste difficile à réaliser sur le terrain. Les licences professionnelles mieux intégrés aux parcours des licences scientifiques, doivent jouer pleinement leur rôle à ce niveau en offrant la possiblité d’une insertion professionnelle immédiate de niveau Bac + 3.

La CDUS pense que toutefois une régulation devrait pouvoir s’opérer à l’entrée de la 1ère année de master dans une logique d’orientation active. L’orientation des étudiants tiendrait compte de leur niveau, de leur projet et des capacités d’accueil en stage et des champs d’application. Cette démarche aura pour but de favoriser la réussite des étudiants tant en M1 qu’en M2. Cette procédure peut inciter à construire des réseaux de masters permettant aux étudiants d’envisager une mobilité géographique vers une autre université. Ceci peut apporter une solution lorsque les effectifs entrants dépassent les possibilités d’accueil dans un master. Nous rappelons l’intérêt de la mise en place d’une carte nationale de masters dans laquelle la CDUS souhaite s’impliquer.

Une question majeure pour nos masters dans le domaine des sciences concerne l’accueil des étudiants dans les laboratoires. En effet, nous considérons que la réalisation de stage en laboratoire est un élément de formation extrêmement important et fondamental pour tout étudiant scientifique. Les problèmes rencontrés concernent les capacités d’accueil et la législation des stages au niveau de l’organisation des Zones à Régimes Restrictifs et des financements.

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Expression des conférences de doyens sur les nouvelles architectures universitaires

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Communication de la CDUS, CDDSP, C3D, CDD FSEG, CDUL

Après l’adoption de la loi de juillet 2013, tous les établissements d’enseignement supérieur se trouvent précipités dans une recomposition territoriale initiée par le « pacte recherche » (2005) et la loi LRU (2007).
Des décisions importantes visant à des fusions ou à l’ajout d’une strate supplémentaire de « communauté » entre plusieurs établissements sont censées être prises avant le 23 juillet 2014.

Dans les nouvelles architectures qui émergent, trois évolutions majeures se dégagent :

1. Une remise en cause du lien Formation/Recherche par l’affaiblissement du rôle des UFR.

2. Un découplage entre les licences et les masters, les premiers restants au niveau de l’université, les seconds fortement impliqués voire mutualisés dans les nouveaux regroupements de type COMUE.
3. Une structuration de la recherche présentée en agrégats de mots-clefs (énergie,

humanités, environnement, nouvelles technologies,…). Ces termes supposés plus concrets pour les décideurs politiques et économiques (qui pourraient donc davantage contribuer aux budgets universitaires) tendent à effacer la cohérence des corpus disciplinaires et des règles spécifiques qui en établissent la légitimité scientifique.

Ces évolutions sont donc porteuses de nombreux dangers.

Nous pensons que le système public d’Enseignement Supérieur doit s’appuyer sur l’existence et le rayonnement des UFR, comme souvent dans le monde, sur le modèle des facultés.
L’UFR, « la Fac », est le point d’entrée naturel des étudiants dans le post bac et il est essentiel d’y mêler les enjeux pédagogiques et scientifiques. L’UFR est la structure qui fait vivre un couplage fort entre recherche et formation, ainsi qu’une articulation des licences et des masters.

L’existence d’entités de proximité qui assurent la collégialité, un principe d’organisation collective non fondé sur les logiques managériales, estessentielle pour le monde universitaire. C’est dans les UFR qu’exercent les enseignants-chercheurs dont le rôle est crucial pour l’avancée des recherches fondamentales et appliquées.

Une réforme structurelle d’envergure ne pourra réussir si le contact est perdu avec les réalités les plus concrètes de l’université d’aujourd’hui ».

Face à tant d’enjeux, les décisions – qui ne relèvent pas de l’urgence – doivent prendre en compte l’expérience et les propositions des structures concernées et des personnels qui les font vivre. Les conférences continueront à être vigilantes sur toutes les questions qui concernent les composantes pédagogiques et de recherche.